Analyse // 5 choses à retenir des 1000 km de Silverstone

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Alors voila, la première manche de l’ILMC vient de se terminer. Attendu depuis plusieurs mois, demandé depuis plusieurs saisons par de nombreux teams, le trophée International pensé par l’ACO a pris son envol. Les 1000 km de Silverstone 2010, qui resteront comme la course fondatrice de l’ILMC, furent également la dernière manche de la saison 2010 des Le Mans Series. Une situation double, pour une course dont on peut tirer 5 enseignements.

Anthony Davidson dans la cour des grands

Derrière le doublé Peugeot décroché à Silverstone, il y une histoire d’hommes. Deux ans après la débâcle de Silverstone 2008, ou Peugeot avait failli, et offert sur un plateau le titre à Audi, on mesure le chemin parcouru. Il y a deux ans, Peugeot cumulait une course difficile à Silverstone, et une défaite mythique au Petit Le Mans. La 908 terminait sa deuxième saison d’exploitation, et elle n’avait pas encore décrochée de course majeure (on entend par majeure Le Mans, le PLM, Sebring). 2 ans après, Peugeot a remporté Le Mans, Sebring et le PLM. La 908 est en fin de vie, et signe une tournée d’adieu qui commence plutôt bien.

Bataille en début de course entre McNish et Davidson

La machine a tant évoluée en deux ans ? Oui. Mais ce sont aussi les hommes qui gravitent autour qui ont insuflé ce changement. Finis les changements de pneus chaotiques qui faisaient rire en salle de presse. Terminées les erreurs en piste. Derrière cette évolution il y a Olivier Quesnel et ses troupes. Il y a aussi, notamment, deux hommes, qui ont brillé à Silverstone. Stéphane Sarrazin sur la n°4, et Anthony Davidson sur la n°1.

Audi contre Peugeot : la bataille !

Stéphane Sarrazin, l’homme présent depuis que la 908 est venue au monde, effectuait cette année une pige chez Oreca, avec une 908. Pas toujours facile pour un pilote usine d’être ainsi sous traité. Cette sous traitance logée dont il est l’objet fut intéressante. Elle lui donne accès au titre pilote en Le Mans Series, et il aura contribué grandement à la victoire d’Oreca au classement équipe. il aura aussi cumulé les heures au volant, en situation de course. Une année complète.

Anthony Davidson, derrière le volant pendant 66% du temps

Anthony Davidson, derrière le volant pendant 66% du temps

Parallèlement, il y a, sur la machine officielle, Anthony Davidson. Remplaçant annoncé en début de saison de David Brabham (parti honoré son contrat chez Acura), Anthony Davidson ne me faisait pas rêver sur le papier. C’est sans doutes le coté pilote de seconde zone en F1 (essayeur de 2002 à 2006 pour le compte de l’écurie Honda, puis passé chez Super Aguri) qui m’avait refroidi. Anthony Davidson m’a convaincu que j’avais tort. Au Mans, lors de son relais de folie, au petit matin, pour recoller sur la R15+ de tête. Ce week-end, cumulant plus de 60% de temps de conduite, menant la 908 à la victoire.

Week-end complet pour Oreca

Sarrazin et Davidson sont deux symboles de cette évolution que Peugeot a su mener en 2 ans. Certes, il y a la débacle du Mans 2010, mais la marque française donne, il faut l’avouer, un beau visage, et apportera beaucoup à cet ILMC (Intercontinental Le Mans Cup).

Nigel Mansell : mieux sur le banc de touche ?

Qu’il est bon de croiser le Red 5 dans le paddock. J’ai eu la chance de le croiser du coté du Paul Ricard, mais aussi au Mans… les deux courses ou il s’est aligné. Et oui, King Nigel Mansell, dont l’arrivée en endurance était saluée comme un événement, n’aura finalement pris part qu’à une seule manche en Le Mans Series. Présent l’an passé avec ne Ginetta Zytek our la dernière manche des Le Mans Series (déjà à Silverstone), l’ancien champion du monde de F1 était venu exciter de potentiels sponsors. Voir Leo, Greg et Nigel sur la même voiture, avouons que ça a de la gueule. Mais à y regarder de plus près, les meilleurs résultats de la voiture du Beechdean ont été décrochés lorsque igel était en coulisse.

Départ des 1000 km de Silverstone

Que ce soit en Hongrie (septième place, mais victoire en P1) ou ce week-end à Silverstone (7e place de nouveau, avec un meilleur tour en course plus rapide que l’Aston Martin de l’équipe Signature), les deux frères envoient du paté sans papa. Aux 8 Heures du Castellet, les Mansell n’avaient récolté qu’une 14e place. Oui, c’était es grands débuts. Au Mans, l’accident survenu dans le premier quart d’heure a ruiné la course (les circonstances de cet accident ne sont toujours pas claires). Bref, il va falloir trouver des sponsors pour la saison 2011, et cela risque d’être un peu plus difficle que l’an passé, non ?

Fin de saison discrète pour Aston Martin

Une Aston Martin, la n°009 de Mucke et Hancock, se classe quatrième des 1000 km de Silverstone. Quatrième, ou, selon le classement officieux qui fait débat depuis 2007, première voiture en non diesel. Une belle pergormance, mais à la lecture du communiqué final de la marque, une performance qui finit par lasser. Meilleure P1 essence tout au long de la saison, l’Aston Martin P1 resera sans aucun doutes comme une icone de ces années 2009-2010… mais avec son gros V12 essence au bruit si bon, elle se sera heurtée durant sa carrière à des 908 et des R15 plus abouties.

N’oublions pas, et cela vait été source de nombreux problèmes, que le châssis est une base de chassis Lola. Plus loin que les questions d’équivalence essence / diesel, c’est avant tout un package global qui aura manqué à Aston Martin. La bonne nouvelle, c’est que pour 2011, la marque anglaise fera son retour avec une nouvelle voiture, un nouveau programme. On a de grands espoirs dans cette aventure, qui pourrait pimenter le duel Franco / Allemand, qui parfois n’a pas vraiment lieu (au Castellet ou ici à Silverstone). « Je crois que les 24 Heures du Mans sont la plus grande course au Monde. Ce n’est pas simplement une ambition personnelle, mais aussi une volonté d’Aston Martin de venir dans la Sarthe, et d’essayer de gagner les 24 Heures. Pour cela nous avons besoin d’une voiture spécialement conçue pour cela, de notre propre châssis, de notre propre moteur » a expliqué David Richards à Silverstone. Un projet qu’Aston Martin prépare depuis la fin de l’année dernière.

Siverstone restera donc comme la dernière course de cette Lola DBR1 Aston Martin si singulière Nous aurons l’occasion de revenir sur sa carrière, dans un prochain article. Signalons, puisqu’il est question d’Aston Martin, la 6e place de l’équipe Signature. « Sans un problème de pneus au cours de l’épreuve, je pense que nous aurions pu terminer cinquièmes. Nous étions compétitifs, mais il nous manquait tout de même quelques dixièmes. Je suis donc un peu déçue, d’autant que le podium du classement Pilotes nous échappe pour deux petits points. La confrontation avec Aston Martin Racing était intéressante. Elle a montré que nous avions tous progressé, pilotes comme équipe » explique Vanina Ickx.

Belle prestation du Oak Racing

La 5ème et dernière manche du championnat Le Mans Series 2010 s’est soldée par un résultat global extrêmement positif pour OAK Racing Team Mazda France. La Pescarolo-Judd No.35 de Guillaume Moreau et Richard Hein termine à une excellente troisième place de la catégorie LMP2, leur troisième podium de la saison. La No.24 de Jacques Nicolet et Matthieu Lahaye finit 6ème après avoir rencontré des problèmes électriques lors de la troisième heure de course – ils étaient alors dans le trio de tête de la catégorie avec la 35. Ce résultat confirme leur 3ème place au championnat Le Mans Series 2010.

Oak Racing en tête de l'ILMC en P2

Ils remportent également le Green X Challenge, cette victoire permettant à l’équipe de Magny-Cours d’obtenir une deuxième invitation pour les 24 Heures du Mans 2011. OAK Racing remporte le titre Constructeur LMP2 avec les châssis Pescarolo dont l’équipe est propriétaire des droits. Enfin, OAK Racing prend la tête du classement LMP2 de l’Intercontinental Le Mans Cup, Silvertone étant la première des 3 manches de cette nouvelle série lancée par l’ACO cette année !

Alesi fait mentir ses détracteurs

C’est le jeu. Jean Alesi, ancien pilote de Formule 1, aimé par les uns, mais aussi souvent critiqué par les autres, n’est pas un pilote « lisse ». Son arrivée en Le Mans Series a suscité de nombreuses réactions. Du simple « Jean Alesi je ne l’aime pas », en passant par le traditionnel « bac à graviers », Alesi nourrissait beaucoup de sujets avant le début de la saison.

La Vantage GT2, combative ce week-end, se classe 3e

Et bien il faut l’avouer, Jean Alesi a été totalement à la hauteur. La triplette Vilander / Alesi / Fisichella termine deuxième du classmeent pilote, derrière Marc Lieb et Richard Lietz. Il aurait fallu une victoire de la Ferrari AF Corse, et un abandon de la Porsche pour inverser cette situation. Ce ne fut pas le cas, et Jean conserve sa deuxième place.

Crédit photo : Jake Yorath (l’endurance.co.uk), DPPI, dirk glassly, TheScottWilkes, TomGay81, alanbodin

Auteur : Geoffroy Barre

Endurance Magazine est un blog pour les passionnés d'endurance et de sport auto créé par Geoffroy Barre, qui suit les 24 Heures du Mans depuis 1993 et se rend sur les meetings ELMS / WEC. Profil Google : Google

5 Commentaires

  1. Les fils Mansell envoient du pâté, j’aime bien l’expression :)

  2. Un peu familier je sais, mais au moins on voit ce que je veux dire non ?

  3. En 6eme point on pourrait noter : « Une page se tourne coté règlement » …..

  4. HS : tu pourrais ajouter des widgets FB et TW pour tes articles de manière à les lier plus vite vers les réseaux sociaux ?

  5. Pingback : 6 choses à retenir du Petit Le Mans 2010

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