Analyse // 4 choses à retenir des 8 Heures du Castellet

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10 à 12000 personnes pour les 8 Heures du Castellet 2010

10 à 12000 personnes pour les 8 Heures du Castellet 2010

Une semaine après les premières 8 Heures du Castellet, voici le temps du premier bilan qui s’impose. Première course de la saison, premier affrontement Audi / Peugeot de 2010, cette course était aussi la première « grande » course organisée sur le nouveau HTTT, FIA GT mis à part. Alors quels enseignements tirer de ces premières ?

Meilleure affluence depuis 15 ans
« 14000 spectateurs sont venus assister au meeting Le Mans Series, depuis vendredi » peut-on lire sur le site officiel. Vendredi, mais quel vendredi ? Le circuit était fermé au public, une décision vraiment étonnante (dont je ne connais pas les raisons). Étonnante car l’info n’est pas forcément passée partout, et pas mal de gens sont arrivés au comptoir… se voyant l’accès refusé. Dommage. Auto Hebdo parle de 10.000 à 12.000 entrées sur tout le week-end, avec 2000 accrédités et 300 journalistes. Ue excellente affluence, la meilleure depuis 15 ans (toujours selon l’Hebdo).

Le cadre magnifique du circuit du Castellet

Le cadre magnifique du circuit du Castellet

Bien qu’accrédité, je me promène également parfois en zone publique, et je dois avouer qu’il y avait du monde le dimanche du coté du Grand Prix Hall. Une bonne nouvelle qui montre que le circuit Paul Ricard et l’Endurance peuvent déplacer (un peu) les foules. Une belle première qui en appelle d’autres.

Spectacle limité, mais beau potentiel ?
Le spectacle sportif n’a pas été à la hauteur des espérances des organisateurs et du public. On s’attendait à une belle bataille entre Peugeot et Audi (ce que les organisateurs ont tenu à valoriser avec la 908 Oreca en affiche), mais celle ci n’a pas eu lieu, la faute à un ar jack sur la Peugeot…

Courte bataille entre les ténors en début de course

Courte bataille entre les ténors en début de course

Dommage, car les deux voitures étaient proches, et la perpsective de voir une bataille sur 8 Heures était belle. Alors certes, cette première édition ne restera pas la meilleure course de l’histoire des Le Mans Series, mais à bien l’observer, on voit un beau potentiel pour les années à venir. L’absence de bacs à gravier et le relatif éloignement des murets de protection a limité les sorties « définitves », de celles ou l’on casse la voiture pour de bon. De ce fait, pas de safety car, et une bataille en longueur en P2 et en GT2, mieux compréhensible par les spectateurs.

La piste, proche par certains aspects du circuit des 24 Heures du Mans, permet aux prototypes de laisser parler toute leur puissance. Le spectacle, tant en zone publique que pour les médias fut beau. Des passages rapides, impressionnants même, tant pour les GT que les prototypes, qui, avec le revêtement particulier du Ricard, n’hésitent pas à attaquer fort. le risque est de quelques secondes perdues, sur le bitume abrasif, et pas de plusieurs minutes perdues, dans l’herbe ou les graviers…

Non ce qui a manqué ce n’est ni le cadre, ni l’ambition… Simplement les concurrents de pointe en P1.

Le chat et la souris
Audi présent officiellement avec une seule voiture, Peugeot absent, préférant envoyer en éclaireur le team Oreca. De chaque coté on pourra avancer des arguments, soit techniques soit financiers, mais rater une course de 8 Heures, sur un circuit prévu pour les essais… Dommage. Si la course se maintient en 2011, et est englobée dans l’Intercontinental Le Mans Cup, sans doutes sera t-elle plus attractive, et elle jouira alors d’un plateau plus complet. Trois Audi, trois Peugeot, trois Aston Martin, c’est ce genre de concurrents que les 8 Heures du Castellet méritent. Soyons indulgents, il s’agit là d’une première édition.

Organisation au millimètre
Si les équipes de Peter Auto sont rodées à l’organisation des courses d’endurance, cet événement était tout de même un peu particulier. Comment allait se passer cette manche en terre connue, mais avec du public ? Comment le personnel du circuit allait-il gérer cet événement ? De ce coté là, dison le franchement, c’est un grand point positif. Tout au long du week-end l’organisation a été parfaite, tant pour accéder au circuit que pour y circuler ou en partir. Est-ce le cadre somptueux ou la douceur de l’accent du Sud qui y fait, qu’importe, jamais je ne me suis dit que le Ricard accueillait là sa première grande course depuis des années. L’élargissement des zones publiques a été apprécié par les connaisseurs des lieux.

La zone publique surplombe le dernier virage, un très beau "spot" photo

La zone publique surplombe le dernier virage, un très beau "spot" photo

Pour avoir fait plusieurs fois le tour du circuit, je regrette que certains virages ne soient pas accessibles et restent privatisés pour les médias… Mais avec le temps, ces zones seront ouvertes. Le Ricard est véritablement magnifique !

Auteur : Geoffroy Barre

Endurance Magazine est un blog pour les passionnés d'endurance et de sport auto créé par Geoffroy Barre, qui suit les 24 Heures du Mans depuis 1993 et se rend sur les meetings ELMS / WEC.

3 Commentaires

  1. Comment l’Hebdo peut-il parler de « meilleures affluence depuis 15 ans » alors que le circuit était auparavant fermé et qu’aucune course ne s’y disputait ???

    Concernant le match Audi-Peugeot, on est pas plus avancé après les 8 Heures du Castellet puisque la 908 et la R15 ne se sont affrontées « directement » que pendant 30 min. Tant mieux, cela donne repousse le suspense et donne davantage d’enjeux aux 1000 km de Spa !

  2. Attention toutefois à ne pas placer trop d’enjeux dans les 1000km de Spa… au risque d’être de nouveau déçus ! Mais bon, je ne crois pas. je pense que la 908 et la R15+ ont elles, une bonne « équivalence » entre elles deux, et vont nous offrir un beau spectacle ! Il sera difficile pour Aston Martin et Rebellion de jouer un podium dans les Ardennes !

  3. Pingback : 5 choses à retenir des 1000 km de Spa 2010

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