Aston Martin DBR1 : Déjà 50 ans !

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2009 marquera la célébration des 50 ans de la victoire Aston Martin aux 24 Heures du Mans. C’était le dimanche 21 juin 1959. 2 Aston Martin DBR1 terminèrent en tête des 24 Heures du Mans. La n°5 de l’équipage Roy Salvadori/Shelby devançait la n°6 de Trintignant/Frère.

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Aston Martin DBR1 : Une tenue de route exemplaire

Paul Frère a toujours fait l’éloge de la machine qui lui a permis de gagner cette édition 1959 des 24 Heures du Mans. »De toutes les voitures que j’ai pilotées en course, c’est sans doute celle qui avait le meilleur comportement routier. Elle était à son aise sur tous les circuits : à Spa ou à Goodwood comme au Mans« . Et il faut dire que cette tenue de route particulièrement bonne sur l’Aston martin DBR1 lui permettait de compenser son handicap de puissance. En effet, la DBR1 ne disposait que de 240 ou 250 ch alors que le V12 Ferrari concurrent, de même cylindrée, dépassait lui les 280 ch. Parfaitement à l’aise sur un circuit comme le Nùrburgring, sinueux, l’Aston Martin n’était pas « vraiment » taillée pour Le Mans. Le circuit du Mans lui convenait moins qu’à une Jaguar D, par exemple.

Aston Martin DBR1 : Un rêve de victoire au Mans !

David Brown, le propriétaire d’Aston Martin, rêvait d’une victoire aux 24 Heures du Mans. Il atteindra son objectif en 1959 donc, en profitant de certaines circonstances favorables :

  • l’abstention de Jaguar,
  • l’apparition d’un nouveau règlement, limitant à 3 litres la cylindrée des voitures.

Car jusqu’en 1956, Aston Martin avait aligné des DB3 et DB3S, similaires aux DB2 et DB2/4 de série. Mais John Wyer, directeur sportif d’Aston Martin, décida d’une refonte totale de la DB3S. L’objectif était de faire de la DB3S une voiture nouvelle, cumulant tous les progrès engrangés par Aston martin. Ce nouveau modèle fut baptisé DBR1, pour David Brown Racing 1.

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Le travail fut si important sur la base de la DB3S, que l’on ne conservait que ses suspensions à barre de torsion (bras tirés à l’avant, essieu De Dion à l’arrière), ainsi que les dimensions des cylindres (83 x 90 mm) et la culasse.

Tout le reste de l’Aston Martin DBR1 était nouveau. Châssis, bloc-cylindres en alliage léger et carrosserie très typée « Italie ». La première apparition de la DBR1 au Mans date de 1956 dans la catégorie prototype. Mais le règlement de l’époque lui imposait une cylindrée réduite à 2,5 litres… pas suffisant pour parler de victoire. Qui plus est, l’Aston Martin DBR1 allait vite subir des ennuis de boîte de vitesses. D’ailleurs, si Paul Frère est élogieux à propos de la tenue de route, il est tout aussi franc quant à son ressenti à prpos de la boîte de vitesse : « Elle n’avait que des défauts : fragile, dure, lente, avec une commande imprécise »

1957 fut la première année ou la DBR1 commença à briller en compétition. A Spa face aux Jaguar D et au Nùrburgring. Malheuresement, le grand rendez vous des 24 Heures du Mans allait être un échec : aucune Aston Martin DBR1 ne termina la course. outre la concurrence des autres firmes, la DBR1 devait faire face à un autre modèle Aston Martin : la DBR2. Équipée d’un nouveau moteur de 3,7 litres (présent sur la DB4), la DBR2 avait les faveurs en interne, la DBR1 se trouvait de fait négligée au profit du modèle plus puissant. L’histoire se répéta ainsi en 1958, ou les 24 Heures du Mans furent un véritable échec. Au lendemain de cette édition 1958, la DBR1 va évoluer, bénéficiait d’une nouvelle culasse avec des soupapes de plus grand diamètre. Un bloc-cylindres permettait de gagner 10 ou 15 chevaux

Aston Martin DBR1 1959

Lors de la saison 1959, Aston Martin, grâce à l’insistance de Stirling Moss, engage une voiture au Nûrburgring. Moss y remporte avec la DBR1 une de ses plus brillantes victoires, mais  les Ferrari préparent elles les 24 Heures du Mans. Désormais équipées de freins à disques, les Ferrari sont bien supérieures aux Aston Martin DBR1. Phil Hill parvient à tourner, à bord de sa Ferrari, en 3’59″ soit 18 secondes de moins que la plus rapide des Aston Martin DB1.

Plutôt que de se plonger dans la partie mécanique, Aston Martin s’attache à l’aérodynamique. Des essais en soufflerie permettent de revoir la partie arrière, tandis que les ailes avant deviennent plus enveloppantes. Le cockpit est désormais recouvert de plastique transparent. Avec ces modifications, la DBR1 gagne de 15 à 20 km/h dans la ligne droite des Hunaudières.

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Trois équipages sont engagés à bord d’Aston Martin DBR1 pour Le Mans 1959 :

  • Salvadori/Shelby ;
  • Trintignant/Frère ;
  • Moss/Fairman.

aston-martin-dbr1-1959La voiture de Moss/Fairman sera le lièvre tandis que les 2 autres voitures feront une course d’attente. Moss et Faiman disposent d’une DBR1 plus puissante (255 ch contre 244 pour les deux autres équipages). Les deux lièvres, Aston Martin et Ferrari, vont se livrer une petite bataille…
La Ferrari abandonnera sur panne de transmission, et la DBR1 aussi devra rendre les armes.

Gendebien et Hill, vainqueurs en 1968, sont en tête au petit matin, devant les 2 DBR1 restantes. Mais un joint de culasse cède à moins de 4 heures du but. Aston Martin remporte pour la première fois les 24 Heures du Mans, la DBR1 rentre dans la légende.

Crédit photo : Ian-Alexander, scroggzilla, Dmentd

Auteur : Geoffroy Barre

Endurance Magazine est un blog pour les passionnés d'endurance et de sport auto créé par Geoffroy Barre, qui suit les 24 Heures du Mans depuis 1993 et se rend sur les meetings ELMS / WEC. Profil Google : Google

Un Commentaire

  1. Artcile très complet. Très bon. Je ne savais pas ce que voulai dire DBR sur les DBR9 mais ok, c’est David Brown Racing. pas mal.

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