Le Mans // Olivier Lombard : « mon but est d’arriver un jour chez un constructeur »

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Olivier Lombard à bord de la Zytek du Greaves Motorsport

Olivier Lombard à bord de la Zytek du Greaves Motorsport

A seulement 20 ans, Olivier Lombard a réussi l’exploit de s’imposer dans sa catégorie (le LMP2), dès sa première participation. Une prestation qui n’est pas passée inaperçue, et qui annonce un futur radieux en endurance, chez un constructeur ?

Engagé tardivement sur la Zytek du Greaves Motorsport (en remplacement de Gary Chalandon), Olivier Lombard a été recruté à Spa-Francorchamps. « A Spa-Francorchamps, je roulais en Formula Le Mans et en Radical, avec le Greaves Motorsport. C’était un test pour voir mon niveau, et ensuite me mettre dans la LMP2 aux 24 Heures du Mans. J’ai réalisé le troisième temps en qualifications, sans connaitre la voiture, et je pense que cela a décidé l’équipe à m’engager« . Titularisé sur la Zytek, le jeune Olivier Lombard découvre Le Mans, que son père a expérimenté, lui, en 1988, 89 et 90. « Il m’a donné quelques conseils sur les changements de températures, notamment le matin, mais aussi les conditions météo qui sont vraiment changeantes d’un endroit à l’autre. Nous n’avons pas parlé énormément de technique. Mon père est avant tout mon mentor, il m’a appris les bases, comme avoir un bon état d’esprit dans l’automobile, cela m’a beaucoup aidé dans ma progression« .

Olivier Lombard m'explique le fonctionnement du volant de la Zytek

Olivier participe au set-up de la voiture pendant les soirées d’essais, puis vient le jour de la course. « Tom Kimber-Smith a pris le départ, puis j’ai pris deux relais de 40 minutes à peu près, avant de passer le volant à Karim Ojjeh. J’étais très excité et impatient, on sait que l’erreur n’est plus permise en course, il faut faire son job, ramener la voiture. C’est très motivant » raconte le Parisien, qui a aligné les bons chrono. Ensuite, c’est de nuit qu’il se remet dans le baquet de la Zytek. « J’ai pris le volant aux alentours de 23h30, pour 3 relais, dont 1 heure derrière le safety-car (ndlr : suite à la sortie de Mike Rockenfeller). Pour les essais de nuit, on a 1 tour ou 2 d’adaptation, pour se faire à la luminosité, mais en course, il faut être dans le rythme, et retrouver des temps corrects tout de suite. Ce n’est pas simple ! » Olivier aura ensuite le privilège de terminer la course. « C’est un grand moment pour le final. Pour un pilote français, faire l’arrivée est un moment grandiose« .

Olivier Lombard à l'approche du virage de Mulsanne

Arrivé en endurance via l’équipe Hope Polevision à Portimao, Olivier Lombard avait déjà visité Le Mans auparavant, dans le cadre du volant ACO. « J’ai fait du kart pendant 7 ans, mais au bout d’un moment, mon père voulait connaitre mon potentiel à bord d’une monoplace, et m’a ainsi fait faire le volant ACO pour connaitre mon niveau. J’ai alors terminé troisième en 207, et on s’est dit qu’il y avait quelque-chose à faire en monoplace. Je suis parti en Espagne, j’ai fait le schoolarship BMW à Valence en octobre 2008, puis, sélectionné, j’ai intégré le BMW Junior team« . Il se heurte ensuite aux budgets élevés de la monoplace, et saisit l’opportunité de rouler en FLM. Le début d’une aventure en endurance qui le mène à cette victoire en LMP2. « C’est vraiment positif, cela va, je l’espère, m’ouvrir des portes fermées jusque là. Rien n’est acquis, mais mon but est d’arriver un jour chez un constructeur, devenir professionnel et pilote payé« . C’est tout ce qu’on lui souhaite, tant son coup de volant, pour un « gamin » de 20 ans, est efficace.

Merci à Olivier Lombard et à la complicité de Christophe Schwartz

Auteur : Geoffroy Barre

Endurance Magazine est un blog pour les passionnés d'endurance et de sport auto créé par Geoffroy Barre, qui suit les 24 Heures du Mans depuis 1993 et se rend sur les meetings ELMS / WEC. Profil Google : Google

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