
Sébastien Bourdais, aux 1000 km de Spa Francorchamps
A l’occasion de la seconde manche de l’Intercontinental Le Mans Cup (ILMC), on retrouve tous les prétendants à la victoire des 24 Heures du Mans. Chez Audi comme chez Peugeot, Spa est devenu la grande répétition pré-Le Mans, mais cette année, l’emporter est important, pour les points au championnat… Quelques mots avec Sébastien Bourdais, qui nous confie ses impressions.
Au cours de la première séance d’essais libres, la Peugeot 908 n°9 que Sébastien Bourdais partage avec Simon Pagenaud et Pedro Lamy est la première Peugeot, derrière deux Audi R18. Dans la même seconde, la première Lionne semble dans le coup. « Tout va bien. Dès que nous avons posé la voiture sur la piste, tout s’est bien passé. Il nous faut maintenant trouver le bon choix de pneus, et profiter de cette épreuve pour apprendre encore plus sur les gommes, mais tout est ok. Il sera difficile d’avoir une lecture claire des performances avant la course, car ici, avoir un tour clair est difficile…« .
Les pneus, c’est un domaine sur lequel Peugeot souhaite travailler. A ce sujet, la manche Spadoise possède un intérêt inédit. Avec un départ à 14h05, et une arrivée 6 heures plus tard, une sacrée variation de température va se produire. « Cela va nous permettre de voir ce qui marche, à quelle température, et ce qui e marche plus. Nous allons progresser sur notre compréhension des pneus soft et medium« .

Peugeot n°9 au virage de la source
Avec le nouveau règlement 2011, à Spa comme au Mans, les 908 comme les nouvelles Audi sont plus lentes. « Cela ne risque pas de changer » confie Sébastien Bourdais. « La voiture est très chargée en aéro à l’avant, avec de gros pneus, ce qui la rend plus fine à conduire, plus sensible, et avec oins de marge de manœuvre. Cela rend tout plus dangereux, comme les dépassements. 150 à 200 ch de moins, cela nous oblige à revoir fortement la charge aéro sur la voiture. Nous avons gagné en finesse car il y a moins de refroidissement et le moteur est plus petit, mais on ne peut pas compenser une perte d’autant de chevaux« . Cela signifie t-il une révolution en terme de pilotage ? Non, Sébastien Bourdais nous explique que même avec un nouveau règlement, le pilotage ne se trouve pas chamboulé. « Les vitesses d’entrée en courbes sont moins élevées, ce qui signifie que les zones de freinage changent un peu… le plus gros changement intervient dans les courbes avec des vitesses moyennes, ou l’on sent vraiment la perte de puissance« .

L'aileron de requin, la nouveauté de 2011
Sébastien Bourdais nous explique que ce recul des temps au tour n’aurait pu être compensé que par une révolution aérodynamique, ce qui n’a pas été fait… « Même si la nouvelle 908 ne possède pas de pièces en commun avec l’ancienne 908, elle possède une forme globale commune...« .
Au Mans, les 908 semblent moins vite. « Les Audi ont l’air d’être plus faciles, et sont très rapides en ligne droite. Ces premières indications que nous avons eu à la journée test nous permettent de voir un peu ou nous nous situons. Nous n’aurons pas de révolution sur la voiture avant Le Mans, alors si les Audi sont plus rapides, il faudra accepter cela, faire un sans fautes. Si Audi va plus vite, il n’y a rien de spécial à faire… nous verrons si cela est de l’intimidation, ou si cela se confirme en course« .
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